Comment les meilleurs leaders gèrent l’anxiété ?

Selon cette auteure, les leaders peuvent transformer l’anxiété face à leur pire ennemi en leur meilleur ami.

Dans la série Silicon Valley sur HBO, le PDG de la start-up, Richard Hendricks, est souvent malade. Il vomit dans une poubelle après avoir répondu à une offre d’acquisition d’un concurrent féroce. Et il a été malade à nouveau lorsqu’on lui a demandé de livrer un discours inspirant devant 50 programmeurs hostiles.

Après un tel épisode, Hendricks visite une clinique de santé. « C’était juste une petite crise de panique, lui dit le docteur. Bienvenue dans la Silicon Valley, nous voyons des gens comme vous tout le temps. »

Il n’est pas surprenant que l’anxiété soit courante chez les entrepreneurs de talent, affirme Sarah Wilson, auteure du livre First, We Make the Beast Beautiful: A New Journey Through Anxiety, qui s’est entretenue avec Inc.com.

Wilson, âgée de 44 ans, est elle-même une entrepreneure qui a récemment fermé son site de bien-être, IQuitSugar.com. Avec un diagnostic d’anxiété depuis l’âge de 12 ans, elle a lutté pendant des décennies avec un trouble obsessionnel compulsif, un trouble bipolaire et avec la dépression. Parallèlement, elle s’est bâti une carrière impressionnante, incluant une période où elle a été rédactrice en chef de l’édition australienne de Cosmopolitan et animatrice de MasterChef Australie.

L’anxiété, le bois qui alimente le feu

Le livre est né de la prise de conscience de Wilson que l’anxiété n’était pas l’eau qui éteignait son feu, mais plutôt le petit bois qui l’alimentait. Plutôt que de rester recroquevillée sous un lit, ses désordres poussaient Wilson à agir: intensément, parfois même dangereusement. «Beaucoup de personnes souffrant de troubles anxieux se prolongent dans ce que d’autres appellent des situations stressantes, elles doivent toucher la flamme.»

C’est vrai, dit-elle, pour de nombreux entrepreneurs qui trouvent l’inaction agonisante. Une obsession du futur, dont les malades ont peur, prédispose aussi les anxieux à la vie de startup. Les entrepreneurs « surveillent constamment les choses qui pourraient arriver, dit Wilson. Ils voient ce qu’il y a devant. »

Mais si l’anxiété peut stimuler les leaders, elle peut aussi compliquer les choses. Wilson propose quatre suggestions pour apprivoiser la bête.

1. Limitez vos choix

Les décisions sont particulièrement épuisantes pour les personnes anxieuses, qui peuvent être paralysées par le choix. « Si vous surchargez la partie de votre cerveau qui prend la décision, vous pouvez déclencher l’anxiété, dit Wilson. Et si vous êtes anxieux, vous trouvez qu’il est presque impossible de prendre des décisions. » Le problème est aggravé parce que les décisions banales peuvent stresser les personnes anxieuses autant que les choix plus importants.

Avoir des « ancres sûres » tout au long de la journée – toujours porter le même style de vêtements, par exemple, ou commander le même repas – « vous empêche d’user cette partie du cerveau pour que vous n’ayez pas de fatigue décisionnelle », dit Sarah Wilson. Pour les décisions d’affaires, elle recommande de demander au personnel de vous présenter un problème et trois solutions possibles.

2. Ne leur faites pas peur

Wilson compare l’anxiété à marcher à travers la vie avec un bol plein d’eau, en essayant de ne pas l’échapper sur vous-même ou les personnes qui vous entourent. Ces personnes comprennent des employés, qui peuvent être ébranlés ou démoralisés à la vue d’un leader anxieux.

Si vous ne pouvez pas communiquer avec vos troupes avec au moins un peu de calme, laissez quelqu’un d’autre le faire à votre place. « Les entrepreneurs anxieux, s’ils sont intelligents, emploieront un PDG ou quelqu’un d’autre pour gérer ça », dit Sarah Wilson. Même une communication un-à-un peut être difficile. Dans ces circonstances, elle conseille de prendre du recul pendant une journée pour se recentrer. La marche est aussi un bon remède.

3. Changez votre vision des choses

L’anxiété est très similaire à l’excitation, dit Wilson. Ils évoquent tous deux la même réponse biologique d’excitation. Les personnes souffrant d’anxiété peuvent choisir d’interpréter cette réponse comme elles l’entendent. Donc, si vous tremblez avant une présentation, dites-vous: «Je suis probablement anxieux, mais je vais choisir de voir cela comme de l’excitation», suggère-t-elle.

4. Avoir une stratégie de sortie

Sarah Wilson conseille de définir un déclencheur – par exemple, un niveau spécifique de sécurité financière – qui vous indique quand vendre ou fermer l’entreprise. Sinon, dit-elle, « votre idéation est telle que vous pouvez continuer et continuer jusqu’à ce que vous vous retrouviez dans une impasse ».

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