Économisez pour changer d’emploi!

16H MERCREDI 2Si vous perdiez votre emploi demain, combien de temps pourriez-vous tenir sans vous enliser dans le gouffre des dettes? Faites le calcul et commencez à économiser!

Vous souvenez-vous du temps où vous buviez un berlingot de lait? Vous deviez avoir quatre ou cinq ans maximum. Vous ne compreniez pas vraiment pourquoi, mais votre enseignante semblait s’être donné comme mission de justifier la pertinence d’extraire le lait des vaches. De gré ou de force, vous y adhériez. Et même les intolérants au lactose le faisaient!

Outre le fait que l’école était le seul lieu où les berlingots existaient (même le seul endroit où nous prononcions ce mot), cette période fut aussi marquée par l’introduction du concept de l’économie. Ben oui, rappelez-vous! Un p’tit cul de cinq ans qui se faisait parler d’Alphonse Desjardins -un total inconnu-, pendant des jours et des jours, avant qu’un représentant du Mouvement Desjardins vienne faire du maraudage entre une période de bricolage et une période de relaxation. Quel heureux hasard!

Le lundi suivant, tous les élèves étaient invités à quémander leurs deux dollars en papier à leurs parents afin de l’introduire dans la petite enveloppe Desjardins. Enveloppe pour laquelle nous n’étions jamais convaincus si elle était de couleur jaune tirant sur le brun ou bien brun délavé tirant sur le jaune. Peu importe, à la fin de ma 1ère année, je devais bien avoir un gros 46$ en banque comparativement à Desjardins qui avait encaissé 100$ juste avec ma classe (5$ ouverture compte * 20 élèves). Peu importe, j’économisais dans le but de m’acheter de la Bazooka, beaucoup de Bazooka.

Chacun ses raisons pour économiser.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’en grandissant, les objectifs de l’économie diffèrent et n’ayant plus maman et papa pour me donner mon 2$ hebdomadaire pour faire mon lit, l’action de prendre une ponction d’argent et de la mettre de côté est une espèce de Kilimandjaro pour tout le monde.

On veut tous le faire, on se croit tous prêt à le faire. Mais quand on voit les sacrifices que cela demande et quand on réalise qu’on ne pourra pas y parvenir sans embûches… eh bien, on se trouve des excuses. Pire, on s’invente des dépenses. Pensez-y! Pensez à toutes ces heures travaillées. Calculez le total du salaire gagné depuis que vous êtes sur le marché du travail et regardez combien vous avez en banque. Épeurant n’est-ce pas?

Ouain, mais Kévyn, j’ai des prêts et bourses à rembourser, j’ai ma location de voiture à payer, mon hypothèque, la garderie, etc. Je le sais, moi aussi!

Ouain, mais Kévyn, j’ai déjà économisé par le passé et je me suis acheté les biens X, Y et Z, et je me suis payé des vacances là, là et là. Tant mieux, moi aussi!

Dettes, crédits et prêts, une grande majorité de Québécois ont la tête sous l’eau et peinent à respirer avec une paille que ne dépasse que de quelques millimètres la surface de l’eau. Au moindre remous, l’eau pénètre et on s’étouffe. On jase-là; demain, si vous perdiez votre emploi, combien de temps pourriez-vous tenir sans vous enliser dans le gouffre des dettes?

Le coût d’option

Faisons un saut dans le merveilleux monde du travail le temps de terminer cette histoire si vous le voulez bien. Disons que vous songez à changer d’emploi pour diverses raisons. Disons que le temps presse: soit parce que vous êtes totalement malheureux au travail et que cela a un impact négatif sur votre vie personnelle; ou encore, soit parce que vous voyez qu’une tempête se dessine à l’horizon et vous ne voulez pas connaître les secrets de l’artisan. Ou encore, vous voulez changer d’emploi, ne serait-ce que parce que vous ne vous voyez pas prendre votre retraite chez votre employeur actuel.

Que faire? Demeurer dans votre emploi actuel et faire de la recherche passive? Demeurer amorphe et fermer les yeux en encaissant le direct au visage lorsqu’il sera décoché dans l’espoir que cela sera moins douloureux? Ne rien faire et ne prendre aucune décision avant votre semaine de vacances à Puerto Playa, puisque cette coupure du travail vous servira, espérons-le, de période de réflexion…? (De toute façon vous le méritez bien).

Vous souvenez-vous de vos cours d’économie et du fameux concept keynésien du coût d’option? L’acceptation d’une perte ou de la renonciation d’un bien pour un bien plus avantageux pour nous. Quand le choix vous revient et surtout quand vous avez le pouvoir et la liberté de choisir, je serais porté à dire : vivez avec les conséquences.

Avez-vous songé à économiser pour changer d’emploi?

L’idée semble farfelue, mais laissez-moi vous expliquer.

Vous avez droit à trois semaines de vacances. Vous prenez habituellement une semaine dans le sud durant l’hiver puisque l’absorption de vitamine D est primordiale, et vous prenez habituellement deux semaines en été, quelque part chez nos voisins américains? Que diriez-vous cette année de vous acheter une bouteille de supplément riche en vitamine D (et C tant qu’à y être) et de louer un petit chalet dans les Laurentides? Et que diriez-vous si cet été, vous visitez l’ensemble de vos amis et membres de la famille? On dit tous qu’on n’a jamais assez de temps pour ces derniers et qu’il n’y a rien de plus important que les amis et la famille. C’est le moment de le montrer!

Ces choix faciles et fixent dans le temps, bonifiés par vos choix et décisions quotidiennes, permettront à votre compte en banque de se renflouer un peu. Cette économie vous donnera des reins un peu plus solides lorsque le choix suivant se présentera à vous : rester et ronger votre frein, ou bien vous accorder un laps de temps entièrement dédié à la recherche de l’emploi parfait.

Pour votre information (surtout si cela fait plusieurs années que vous n’avez pas passé d’entrevue ou si vous n’avez vraiment pas l’habitude des entrevues), le comportement d’un individu cherchant désespérément à changer d’emploi se traduit très différemment d’une personne qui est en entrevue avec la ferme intention de décrocher le poste parce qu’il a travaillé à grosses gouttes de sueur ces dernières années pour cet emploi précis.

Vous y avez songé, mais vous branlez encore dans le manche. Très bien, je vais pousser l’image à l’extrême, même si au final c’est vrai. Dans le fond, c’est votre employeur actuel, qui, par la rémunération, contribue à votre économie. Donc, il contribue pour vous aider à changer d’emploi.

Drôle, non?

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