Ex-photographe, il est devenu lighter!

Screen Shot 2017-03-10 at 3.47.33 PMArtiste 3D au département de lighting chez RodeoFX et passionné par l’esthétisme des images, ce jeune quarantenaire éclaire des éléments et scènes de films. Il vous donne ses conseils pour réussir!

David Bishop a fait son entrée chez RodeoFX en janvier 2016. Originaire du Mexique, il vit au Canada depuis 10 ans. Passionné par son travail, il aime les défis que comporte une scène technique ou artistique. Ses derniers projets? Rien de moins que les films Star Trek Beyond et The Shack!

Espresso-Jobs : Que faites-vous et où travaillez-vous?

David Bishop : Je suis artiste CG au département de lighting chez RodeoFX. La première étape de mon travail consiste à éclairer des éléments virtuels, qui seront par la suite intégrés dans les scènes réelles. Tout d’abord, à l’aide du logiciel 3D Maya d’Autodesk, on reconstruit l’espace de la scène filmée avec tous les éléments nécessaires provenants d’autres départements: caméra, environnement, personnages virtuels animés, etc.. Je les rentre dans le logiciel 3D. C’est là que je dois placer des lumières virtuelles tout en essayant de reproduire le même éclairage que dans la scène filmée.

L’intensité et les couleurs de la plupart des sources lumineuses ainsi que toute ombrage visible et toute interaction comportant un changement lumineux sont pris en considération pour donner l’illusion que les éléments virtuels existaient dans la scène réelle. Ensuite, je dois sortir une séquence d’images de tous les éléments éclairés, à l’aide du moteur de rendu 3D Arnold de Solid Angle. Une fois l’éclairage approuvé, je transmets les images à la prochaine étape de la production.

Sur quoi avez-vous travaillé récemment?

Dans le film Star Trek Beyond, j’ai éclairé des montagnes. Dans The Shack, j’ai éclairé des simulations d’eau. En tant qu’artist lighting, on passe environ une semaine par shot, mais après ça peut varier en fonction de la complexité d’une séquence. Plus il y a d’éléments dans la scène, plus ça devient complexe.

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans un projet?

Je dirais que c’est la gestion des scènes. Les scènes qui comportent plusieurs éléments virtuels en plus des lumières, nous obligent à gérer les éléments séparément en plusieurs layers. De cette façon une scène devient plus complexe et elle peut prendre plus de temps à gérer, à ouvrir et à rendre, ce qui ralentit le processus. C’est aussi valide pour « debugger » les problèmes. Si l’on rencontre des problèmes dans une scène pareille on risque de passer beaucoup plus de temps à trouver la cause. À cela, il faut rajouter les deadlines qui deviennent de plus en plus serrés.

Quelle est votre formation académique?

J’ai fait un bac en animation au Centre Nad. Avant, j’étais photographe. Je vis au Canada depuis 10 ans, avant j’étais au Mexique. J’utilisais des éléments imaginaires dans mes images. C’est comme cela que j’ai découvert la 3D. Pour devenir un lighter, faut des connaissances en photographie car elles sont maintenant essentielles étant donné que les moteurs de rendu 3D cherchent à reproduire parfaitement le comportement de la lumière dans la réalité. Toutes les règles en photographie sont maintenant applicables à l’ordinateur.

Ça prend quelles autres qualités pour réussir dans votre domaine?

Pour le milieu général du travail, je dirais qu’avoir un bon sens de la communication, être professionnel et avoir un bon sens de l’humour sont importants. Spécifiquement au lighting, il faut être patient et persévérant pour retrouver les causes techniques des erreurs dans les scènes 3D ou dans les images rendues. Il faut aussi faire preuve de créativité pour les contourner et pour éviter les longues heures que demande l’ajustement des lumières aux moindres détails.  Être un bon communicateur c’est aussi nécessaire, le lighting est l’étape à la fin du processus 3D, elle est donc reliée directement aux autres départements. Il faut être prêt à demander ou à proposer des changements dans les éléments provenants d’autres départements.

Bien évidemment connaître les outils de lighting est nécessaire: dans les logiciels 3D,  il faut connaître le logiciel de compositing Nuke de The Foundry et au moins l’un des moteurs de rendus 3D. C’est la base. Cela nous donne une compréhension complète et nous permet de proposer plus rapidement des solutions mieux articulées dans la pratique de notre métier.

Qu’est-ce qui vous plaît chez Rodeo FX? Et dans ce milieu?

Je trouve le milieu très dynamique et intéressant. La 3D m’intéresse beaucoup, et c’est ce que fait Rodeo FX. Le fait que ce soit une entreprise locale, très reconnue pour son travail est très important pour moi. Je suis passionné par l’esthétisme des images, et j’aime les défis que comporte une scène technique ou artistique, ils me poussent à me surpasser.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui débutent dans le domaine?

Pour ceux qui commencent l’école ou qui veulent se diriger vers le domaine des effets visuels le seul conseil que je peux leur donner c’est d’étudier! Bâtir des projets, de façon autodidacte ou dans une école, c’est la base pour mieux comprendre le métier, mieux communiquer les idées. Il est bien aussi de se tenir à jour dans les avancements des outils et techniques propres au domaine. Dans mon cas, le fait d’avoir étudié au Nad m’a permis non seulement d’avoir une excellente formation générale mais aussi de passer du temps avec des gens qui partagent ma passion pour la 3D, les effets visuels et le cinéma, et donc d’essayer beaucoup de choses, faire des erreurs et apprendre d’eux.

Pour ceux qui finissent l’école ou qui commencent leur premier emploi dans le domaine, je dirais qu’il faut être à l’écoute car le travail se fait en équipe. L’écoute est la base pour bien s’intégrer. Il ne faut pas hésiter à essayer des choses, être curieux et poser des questions. En même temps, il faut faire preuve d’autonomie et d’implication dans les projets. Rodeo FX a beaucoup favorisé cela lors de ma première année.

Nom du studio : RODEO FX

Lieu : Montréal

Activité : Offre des services haut de gamme en cinéma, principalement aux studios hollywoodiens, et également en télévision et en publicité.

Expertise : A contribué à près de 80 longs métrages tels que The Walk, Unbroken et Deadpool, à la populaire série télévisée Game of Thrones, ainsi qu’à de nombreuses campagnes publicitaires.

Noms des principaux dirigeants : Sébastien Moreau a fondé RODEO FX à Montréal en 2006.

Nombre d’employés : De 100 à 249.

Type d’emplois offerts : Artistes CG, superviseur FX, render wrangler, …

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