Les références qui tuent vos chances

portrait of young business man

Alors que vous n’aviez que 11 ans lorsque vous vous êtes lancé en affaires avec votre compagnie de raclage de feuilles, votre seule référence était évidemment votre père. Le voisin –le donneur d’ouvrage- qui était le meilleur ami de votre père rendait sérieux la relation de travail et l’octroi du contrat puisqu’il vous demandait des références. Pour être certain de vous acheter votre sac de bonbons, que dis-je, pour être certain de vous faire payer avec un gros 2$, vous faisiez tout pour être certain que votre père n’ait que de bons mots pour vous… comme s’il pouvait faire autrement!

Vous aviez 15 ans, vous étiez jeune et stupide, vous étiez surtout une sempiternelle plaie pour Maude. Un jour, la puberté a sonnée, la libido vous a envahie, vous vous êtes levé un bon matin et puis boom! Vous êtes follement amoureux de Geneviève… la meilleure amie de Maude. Disons que Geneviève s’intéressait à vous et qu’elle avait décidé de parler à Maude, croyez-vous encore que Maude avait de bons mots pour vous ou bien votre chien était-il déjà mort?

Le temps passe, les cheminements professionnels évoluent, mais la notion de référence demeure. Demeure bien inconnue pour plusieurs. Démystifions ce concept quelque peu si vous le voulez bien.

Mettons d’abord la table avec Hollywood. Que ce soit sur les pochettes des DVD/Blue Ray ou bien dans les médias, les critiques de films et la palette de leurs qualificatifs dithyrambiques marquent l’imaginaire. Tellement, qu’ils deviennent une référence. Si la pochette du film n’a aucune critique, même pas une du genre « Two thumbs up », vous savez que c’est un film de série B. S’il n’y a qu’une seule critique d’un magazine web inconnu du fin fond de l’Arkansas, vous savez que le film est mauvais. Par contre, si vous avez des critiques du Rolling Stones, du Times et autres… eh bien vous savez que c’est un bon Blockbuster. Je n’ai pas dit un bon film, mais bien un bon Blockbuster. Les critiques s’entendent au moins là-dessus. Si en plus, le film remporte des prix, la crédibilité des références se voit augmentée…

Le merveilleux monde du travail n’échappe pas à la prise de référence. Par contre, c’est à vous que revient le loisir de choisir qui vous voulez donner en référence. Vous pouvez être sélectif. Vous serez sélectif afin d’éviter de fournir les renseignements d’un directeur qui pourrait vous nuire et donner une mauvaise référence. C’est normal, c’est humain.

La prise de référence, c’est sérieux, soyez donc sérieux.

Saviez-vous qu’au-delà de donner 2-3 références au recruteur ou à votre futur employeur, vous devez donner votre consentement à vos anciens employeurs qui un jour ou l’autre pourront être appelés à fournir de l’information à votre sujet? Le saviez-vous? Saviez-vous que votre ancien employeur devrait demander un formulaire de consentement de votre part afin de partager de l’information qui pourrait être sensible lorsque le recruteur le contact. Le saviez-vous?

Évidemment, l’ancien employeur a des obligations et ne peut pas dire n’importe quoi et encore moins de n’importe quelle façon. Le saviez-vous? Le savent-ils? Ne faites pas l’autruche, il existe toujours des moyens contournés pour que l’ancien employeur partage à mots voilés ce qu’il veut que le recruteur comprenne et il y aura toujours moyen de lire entre les lignes.

Habituellement, lors de la prise de référence, et en concordance avec la Charte des droits et libertés de la personne, les questions que pose le recruteur sont très élémentaires. Ça vous devez le savoir! En le sachant vous risquez de moins stresser avec cette étape, surtout si vos références sont boiteuses.

En parlant de références boiteuses…

Selon vous, vos références sont solides, mais qu’en est-il aux yeux de la personne qui prend les références. Vous êtes-vous déjà dit que vos références pouvaient vous nuire? Qu’elles pouvaient être perçues comme des personnes incompétentes aux yeux de votre futur employeur?

Vous êtes-vous assuré que vos références sont encore en emploi? Connaissance organisationnelle ou bien une réelle connaissance? Je m’explique; si vous donnez en référence le nom d’une compagnie (et non d’une personne) pour laquelle vous avez travaillé temporairement il y a 8 ans et que vous ne prenez même pas la peine de les contacter, il se pourrait fort bien que la personne responsable des RH n’ait absolument aucune idée de qui vous êtes et si vous avez réellement travaillé pour cette compagnie.

Le futur employeur peut interpréter ceci de trois façons. D’abord, vous n’avez pas marqué l’imaginaire des gens qui étaient là, ce qui est peut être une bonne chose. Ensuite, que vous n’avez peut-être rien fait de pertinent entre-temps. Finalement, que toutes vos autres références sont probablement défavorables.

Il n’y a pas que vous qui devez-vous préparer dans votre recherche d’emploi, vous devez aussi préparer vos références, donc vos anciens employeurs. Préparez-les à faire de vous des super stars. Ils doivent vous mettre en valeur, ils doivent contribuer à votre poursuite et non vous nuire. Si vous ne pouvez pas les contacter afin de les préparer pour faire de vous un incontournable, eh bien ne le donnez pas en référence puisqu’ils vous nuiront!

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