Profession: pilote de drones

Profession: pilote de drones

Gabriel Kocher

Les drones, dernier dada de la robotique, commencent à peine à se démocratiser que l’on voit déjà apparaître des compétitions professionnelles de pilotage.

Aux États-Unis, la Drone Racing League (DRL) est actuellement la référence mondiale dans le domaine. Gabriel Kocher, une des figures les plus en vue de ce nouveau métier, explique les tenants et les aboutissants de sa discipline.

« Les gens pensent vraiment à des jeux vidéo comme Star Wars Episode I: Racer quand ils commencent et ils se disent qu’ils vont jouer à ces jeux dans la réalité, explique Gabriel Kocher. C’est entre l’enfant qui joue avec un avion jouet et ce jeu vidéo futuriste à grande vitesse. »

Le circuit de la DRL est composé de plusieurs événements lors desquels les compétiteurs s’affrontent en plusieurs manches. Chaque manche complétée par un pilote sans que son drone s’écrase lui rapporte un nombre de points correspondant à sa position.

Contrairement à d’autres sports comme la course automobile, les parcours proposés par la DRL sont uniques à chaque événement. Aucun pilote ne peut donc se pratiquer à l’avance et tous partent sur un même pied d’égalité. Les drones utilisés par les pilotes sont d’ailleurs fournis par la ligue pour éviter qu’une équipe surclasse les autres pour des raisons mécaniques.

« Ce sont des courses très courtes, indique Gabriel Kocher. Elles sont très prenantes, mais elles durent environ une minute. Quand tu t’écrases, cela te met une pression supplémentaire pour ne pas t’écraser la fois d’après. »

Des courses à obstacles

Ces fameux écrasements sont assez fréquents en raison de la forme des parcours. Alors que les pilotes automobiles se déplacent sur des pistes en deux dimensions, les pilotes de drones ont accès à une troisième dimension qui ouvre la porte à une grande diversité de circuits. Les concepteurs des courses imaginent donc toutes sortes d’obstacles qui forcent les pilotes à être très précis dans leurs déplacements.

« Ça monte, ça descend et il y a des obstacles que l’on appelle des portillons, qui ont une certaine taille et à travers desquels il faut passer. Il y en a certains qu’il faut prendre à l’envers. L’an dernier, à la course de championnat, il y en avait trois qui étaient situés le long d’un plafond. On faisait donc un looping à l’envers à travers des obstacles. Ça donnait vraiment des émotions avec la foule à côté. »

Il n’y a d’ailleurs pas que la foule qui donne des émotions aux pilotes. Ces derniers sont équipés de lunettes spéciales qui permettent de voir en direct les images captées par une caméra placée sur leur drone.

« Ça donne vraiment l’impression d’être dans le cockpit. Il y a des gens qui viennent me voir et je leur met les lunettes sur la tête et, tout à coup, ils disent “Wow!”, ils tiennent à peine debout. Ça vient avec la nausée en raison des virages. On est comme sur des montagnes russes et, quand on n’a pas l’habitude, on se sent désorienté. »

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