Illustratrice à son compte: « La discipline, c’est la clé!»

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© Martine L image

Elle fait du design web, des applications mobiles, des illustrations et des portraits. En 2008, elle lance sa propre entreprise et enchaîne maintenant les contrats. Nous lui avons demandé les secrets de sa réussite!  

Marie-Anne C. Duplessis est directrice artistique et illustratrice à son compte depuis 9 ans. Elle a habité Milan, Lac-Mégantic, Les îles de La Madeleine, Sherbrooke, Montréal et travaille désormais à Varennes, en Montérégie. Elle aime le café, le yoga, et les couleurs. Surtout le turquoise. Elle s’est confiée à Espresso-Jobs.

Espresso-Jobs: Est-ce que vous pouvez revenir sur votre parcours et sur votre envie de faire ce métier?

Marie-Anne C. Duplessis: Ça a toujours fait partie de moi, j’ai toujours été très portée sur le dessin. Je me retrouvais parfois devant des affiches et je demandais: «Comment les rendre plus belles?» À 13 ans sur Paint, j’imaginais des commerces, des logos et des affiches pour le plaisir. J’ai d’abord commencé des études en animation 3D mais, en suivant un cours en graphisme, j’ai su que c’était dans cette matière que je voulais me spécialiser. Je suis alors allée au Collège Salette, c’était une super école, avec une belle gang, j’ai vraiment trippé!

Puis vous êtes rentrée à Canoë…

J’ai plongé dans l’univers du web. J’adore le web. Je ne pense pas revenir à l’imprimé. Ça évolue rapidement donc on ne fait jamais la même chose. Ce sont ces changements que j’aime dans ce métier-là. J’aime aussi travailler en équipe, avec le stratège, l’ergonome, l’intégrateur, le programmeur. Le produit final est celui d’une équipe, ce n’est pas seulement de ton ressort.

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Travailler en équipe, est-ce que c’est quelque chose que vous continuez à faire en solo?

Oui, mais je travaille surtout avec des équipes à l’interne. L’implication au niveau de l’équipe est différente. J’aime parler avec chacun des intervenants et faire un suivi, mais ce n’est pas toujours faisable quand on n’est pas sur place. Travailler en équipe est le seul moyen d’avoir un résultat intéressant, selon moi. En plus, ça permet d’évoluer, d’en apprendre beaucoup.

Pouvez-vous me donner des exemples de projets sur lesquels vous avez travaillé?

Dernièrement, j’ai travaillé sur l’application des Petits de Radio-Canada, destinée aux enfants entre 3 et 5 ans. Elle contient une portion jeux sur la météo mais aussi du contenu vidéo, des émissions TV,  des coloriages. J’ai fait l’illustration de tous les fonds météo et aussi celle du petit bonhomme en forme de coeur. Radio-Canada a fait appel à une agence numérique qui m’a embauchée. En plus de projets en univers jeunesse, je fais aussi des portraits, ou des projets culturels.

D’où tirez-vous votre inspiration?

Je m’inspire beaucoup des personnes qui font le même métier que moi. Je vais marcher, je sors, j’aère mes idées, je lis des revues, je regarde des images. C’est quand je me déconnecte que l’inspiration arrive.

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Comment on bâtit sa clientèle quand on est à son compte?

Je suis chanceuse, j’ai bâti un bon réseau quand je travaillais chez Canoë et Cloudraker. Je n’ai pas eu besoin de faire de la publicité, j’ai toujours eu du travail. Les règles ont changé quand je suis revenue de mon congé maternité. Les subventions ont diminué et le milieu est en restructuration. J’ai moins de contrats. Donc depuis, je dois faire un peu de promotion. Je dirais qu’il est important d’être à l’écoute des clients, se montrer proactif, donner des nouvelles et respecter les délais. Ça, ce sont les bases.

Pensez-vous que vous auriez pu vous lancer en solo sans cette clientèle déjà existante?

Je pense que oui mais ça aurait été plus difficile de me bâtir une clientèle. Là j’ai prouvé aux clients que j’étais capable de livrer. J’ai aussi beaucoup appris en entreprise: j’ai travaillé sur de gros projets, je comprends mieux les clients.

Vous mettez en avant votre personnalité et vos goûts sur votre site web ou votre page LinkedIn. Pourquoi offrir cette touche «humaniste» est-il important pour vous?

Ça a de l’importance car c’est avec moi que les clients travaillent et pas avec une entreprise. J’ai l’impression que ça leur donne davantage envie de travailler avec moi. Au départ, je travaillais sous le nom «turkoise et chokola», comme si j’étais une équipe, mais je ne trouvais plus ça authentique. En illustration, d’ailleurs, c’est beaucoup axé sur les personnes, moins que sur les entreprises. Alors j’ai décidé de prendre ce virage plus artistique, et j’ai misé sur moi.

Quels sont les plus gros challenges auxquels vous faites face en tant qu’entrepreneure?

Il faut être hyperstructuré et discipliné. Ce sont mes clés du succès. Je fais mon horaire, et je me comporte chez moi comme si j’étais au travail. Quand on travaille de la maison, on peut être tentés de faire autre chose. Quand je n’ai pas de contrats, j’essaie d’en profiter pour travailler sur mes projets plus personnels.

De façon générale, quels sont les défis de cette profession?

Il faut se mettre à jour, et toujours être intéressé par les nouvelles façons de faire. En illustration, le plus difficile est de trouver son style et de rester dans ce style-là. C’est mon plus grand défi, car j’ai souvent envie d’explorer plusieurs styles mais je dois me recentrer. C’est pour ton style que les clients viennent te voir.

Qu’est-ce qui vous passionne dans ce que vous faites?

La création. Partir de rien et arriver à quelque chose me fascine. Je suis une fanatique des couleurs, elles me font vibrer, me donne envie de créer. Le turquoise, par exemple, que j’adore, mais j’aime toutes les couleurs, et surtout, le mélange des couleurs.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes professionnels qui souhaiteraient suivre votre exemple?

Illustrez, dessinez, illustrez, dessinez! Ne le faites pas pour les autres, mais pour vous-même. Il faut trouver ce qui nous allume et aller vers là, plutôt que de créer un style que les gens veulent voir. C’est sûr que tu vas faire des choses dans un autre style car il faut bien vivre, mais c’est important de développer un style établi car c’est lui qui te permettra d’obtenir des contrats. Pour lancer sa propre entreprise? Je dirais qu’il faut bien s’entourer de bons conseillers. Il faut quand même savoir où tu t’en vas, et faire appel aux nombreuses ressources disponibles.

Pour voir le portfolio de Marie-Anne, rendez-vous ici.

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