La prochaine grande barrière face à l’IA: le (gros) bon sens

La prochaine grande barrière face à l’IA: le (gros) bon sens

L’IA sera bientôt partout, et menace bien des emplois technos. Mais elle déjà des limites… évidentes.

L’IA peut rendre de grands services, écrit Nick Kolakowski, de Dice. « Il suffit de regarder l’outil d’IA de Google. Il peut détecter les formes les plus courantes de cancer du poumon avec une précision de 97%, ou les voitures autonomes qui parcourent des milliers de kilomètres sans même un accrochage de l’aile. »

Avec l’incroyable quantité de ressources et de cerveaux consacrés à l’apprentissage machine et à l’IA, il est inévitable que ces plateformes ne feront que devenir plus « intelligentes » dans les années à venir, poursuit-il. « Cependant, il y a juste un petit problème : l’IA manque de ce que nous appelons le « bon sens ». »

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« L’absence de bon sens empêche un système intelligent de comprendre son monde, de communiquer naturellement avec les gens, de se comporter raisonnablement dans des situations imprévues et d’apprendre de nouvelles expériences », écrit Dave Gunning, gestionnaire de programme au DARPA, dans le blog de l’agence.

La DARPA est l’agence du ministère de la Défense américain qui fait des recherches et réalise des prototypes sur toutes sortes d’inventions folles. Le programme Machine Common Sense (MCS) de la DARPA organisera un concours pour trouver des solutions.

« Cette absence de bon sens, poursuit Dave Gunning, est peut-être la barrière la plus importante entre les applications d’IA étroitement ciblées que nous avons aujourd’hui et les applications d’IA plus générales que nous aimerions créer à l’avenir. »

Dans un premier temps, le programme de MCS adoptera deux approches. La première tentera de créer des modèles qui apprennent d’une manière plus humaine. « Les psychologues du développement ont trouvé des moyens d’établir une correspondance entre les capacités cognitives à tous les stades du développement d’un être humain au début de sa vie, en fournissant aux chercheurs un ensemble de cibles et une stratégie à imiter pour développer le ‘bon sens machine’ », ajoute Gunning.

La deuxième approche fera appel à l’apprentissage automatique et à l’extraction d’information pour créer un  » dépôt du bon sens « , qui répondra aux questions sur le bon sens en général. « La capacité qui en résultera sera mesurée par rapport à des tests de référence, qui sont construits au moyen d’un vaste processus de crowdsourcing pour représenter et mesurer les connaissances générales de bon sens d’un adulte moyen », écrit Dave Gunning sur le site de la DARPA.

En théorie, l’introduction du bon sens, écrit Nick Kolakowski, contribuera grandement à accélérer l’apprentissage des logiciels et du matériel. « Si la DARPA réussit, attendez-vous à voir d’autres fabricants en intelligence artificielle intégrer rapidement des algorithmes de  » bon sens  » dans leur travail. »

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