Le Québec, paradis de l’infonuagique

Le Québec, paradis de l’infonuagique

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Le nombre d’emplois dans les centres de données de la province pourrait atteindre 14 000 en 2025. Et les retombées se chiffreraient alors à près de 1,7 G$…

D’ici 2020, l’électricité consommée pour l’économie numérique pourrait représenter 20 % de la consommation mondiale. Le Québec est déjà bien positionné pour en profiter en raison de ses infrastructures informatiques développées et de son électricité abordable. Une manne qui représentera bientôt des milliers d’emplois, selon Hydro-Québec.

La clé pour accéder à notre vie numérique, c’est le téléphone intelligent. Mais, dans les faits, cette vie immatérielle est emmagasinée dans un nuage, le fameux « cloud ».

Le nuage est simplement un centre de données qui héberge des dizaines de milliers de serveurs. De quoi stocker l’équivalent de 10 millions d’ordinateurs portables.

En matière de nuage informatique, le Québec est devenu un pôle mondial; 45 centres de données y sont installés, dont la majorité à Montréal et ses alentours.

Pour éviter d’attirer l’attention, le lieu des centres de données est tenu secret. Pourtant, vous y entrez plusieurs fois par jour. Chacune de vos visites dure… 5 millièmes de seconde. Si le passage est furtif, la sécurité est maximale.

 

Pour éviter de perdre ou de se faire voler des données personnelles, on les fractionne, on les répartit. C’est pourquoi le nuage se compose de plusieurs sites, souvent disposés aux quatre coins du monde.

 

La vitesse de transmission d’un centre de données à un autre est hallucinante. Elle est environ 1 million de fois plus rapide que l’Internet résidentiel. À cette vitesse, on comprend qu’une panne d’une demi-seconde serait catastrophique. Pour éviter cela, des mesures exceptionnelles sont déployées.

 

Si l’infrastructure nuagique est imposante, la technologie qui assure son bon fonctionnement est très énergivore.

 

« La consommation d’un data center typique comme le nôtre équivaut à la consommation d’une petite ville d’environ 20 000 habitants », explique Daniel Laurin.

 

Environ 75 % de l’électricité consommée par un nuage est convertie en chaleur. Pour préserver les serveurs, il faut donc climatiser le nuage et maintenir sa température à 21 degrés Celsius.

 

Dans ce contexte, le climat plutôt froid et le prix compétitif de son hydroélectricité font du Québec une terre de choix pour les joueurs de l’infonuagique. Hydro-Québec mise d’ailleurs sur ces deux atouts pour attirer de nouveaux partenaires. Elle en fait même sa priorité.

 

Selon une étude commandée par la société d’État, le nombre d’emplois dans les centres de données de la province pourrait atteindre 14 000 en 2025. Les retombées de ces centres se chiffreraient alors à près de 1,7 milliard de dollars.

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