Graphiste: «Il faut savoir gérer la pression!»

Graphiste: «Il faut savoir gérer la pression!»

17h (13)Plus jeune, c’est en regardant les bonus DVD du film «Dans une galaxie près de chez vous» que la professionnelle a eu le déclic: quand elle sera grande, elle sera graphiste!

Graphiste à l’Agence Tapage de Saint-Eustache, Vanessa Fontaine-Ouellet a gradué en design graphique à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et au Cégep du Vieux Montréal.

Après avoir travaillé pour l’Agence Métropolitaine de transport (AMT) et la clinique d’ergothérapie pour enfant, RGo-Clic, elle a réalisé la refonte de l’image de marque et du logo de CIBL Radio-Montréal, qui souhaitait remettre à jour et repositionner sa marque.

Nous nous sommes entretenus avec la jeune professionnelle de 24 ans!

Espresso-Jobs: Que faites-vous en tant que graphiste chez l’Agence Tapage?

Vanessa Fontaine-Ouellet: En agence de pub, on a des clients annuels et des clients ponctuels, ça peut être des restaurants, des concessionnaires… Je suis ces clients au complet dans leurs démarches au niveau marketing/pub. Le directeur artistique fait le «visuel moteur» pour les clients, c’est-à-dire qu’il donne les lignes directrices pour les couleurs, le style, selon le client. Moi je m’occupe du graphisme et de la création, il va partir l’idée et je vais la continuer.

Pouvez-vous nous présenter quelques-unes de vos réalisations récentes?

Pour le restaurant Zibo, on a réalisé une publicité animée pour les grands écrans des stations de métro. Il s’agissait d’une promotion pour un 5 à 8, on voyait un Martini avec une olive qui tombait dedans, puis le tagline avec une typographie spécifique qui entrait sur le côté. Pour le concessionnaire Mazda, j’ai participé à la réalisation de déclinaisons de publicités dans les journaux, pour les panneaux d’autoroutes, etc. L’idée créative venait du directeur artistique.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être graphiste?

Quand j’étais plus jeune, je regardais les bonus sur les DVD. Et dans ceux de «Dans une galaxie près de chez vous», ils expliquaient comment ils avaient fait l’affiche, chaque étape de création et les multiples versions qu’il avait fallu pour trouver le bon produit final. J’avais vraiment trouvé ça intéressant. J’ai adoré le programme au Cegep du Vieux Montréal. Après quand j’ai travaillé à l’AMT, j’ai pu comparer l’école et le marché du travail. Je ne les remercierai jamais assez du temps qu’ils m’ont accordé.

Quelles différences avez-vous constaté entre l’école et le marché du travail?

À l’école, on nous parle beaucoup des relations avec les clients ou des aspects techniques comme de prendre un fichier et de l’envoyer à un imprimeur. Ça restait mystérieux jusqu’à ce que je l’applique concrètement. Il y a plus de pression aussi. À l’école, on est un peu notre propre client. Sur le marché du travail, il faut livrer un produit à un client avec des goûts différents des nôtres. S’ils nous demandent de le sortir en une ou deux heures, il faut le faire sous pression.

Comment avez-vous décroché l’emploi chez CIBL?

CIBL, ils sont venus me chercher. Ils cherchaient une graphiste et ils avaient vu mon projet lors de l’exposition des finissants. Mon projet est né de mon dégoût pour la bière! (Rires) J’ai créé le design de trois produits différents de bières, soit 15 étiquettes, incluant le branding, le packaging et le logo.

Quelles qualités ça prend pour faire ce métier?

Il faut bien gérer la pression justement! Et accepter les retours critiques, être ouvert aux commentaires. J’aime m’adapter aux demandes des clients, ça me permet de toucher à différents styles, plus ou moins réalistes, et d’y aller par différents médiums, comme l’animation, la photo, l’illustration.

Qu’est-ce qui permet de se démarquer en entrevue d’embauche?

D’après les retours des gens avec qui j’ai travaillé par la suite, je dirais que c’est ma personnalité qui a compté, mais aussi mon portfolio, mon ouverture d’esprit, ma capacité à prendre les commentaires. Il faut savoir se démarquer pour aller chercher des clients, mais malgré la compétition, les gens s’entraident aussi beaucoup dans ce milieu.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaiteraient suivre vos traces?

Il ne faut pas avoir peur d’appliquer partout et de chercher des entreprises plus petites pour commencer. Par exemple, faire un stage peut être une bonne idée. Il faut éviter de partir à son compte dès la sortie de l’école car il y a beaucoup à apprendre en agence. On peut passer par le corporatif aussi, on apprend à contrôler les logiciels, à avoir la technique.

Quels sont vos objectifs désormais?

J’essaie de me perfectionner dans le motion design avec le logiciel After Effects. J’aimerais pousser mes connaissances en photographie et continuer à apprendre sur des médiums différents!

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