La première galerie d’art NFT canadienne ouvre à Montréal

La première galerie d’art NFT canadienne ouvre à Montréal

Installée dans le nouveau concept Bazart, la galerie 0x Society a pour mission de démocratiser l’art crypto à travers des expositions virtuelles et présentielles. Une voie d’avenir !

Une galerie qui promeut de l’art désincarné ? Cela peut sembler étonnant au premier abord, mais le but de 0X Society, qui a ouvert ses portes le 21 juillet 2021 au sein du Bazart, un concept innovant mêlant cuisine, arts et artisanat dans un immense espace de Griffintown, est de marquer les esprits.

Comme le dit son cofondateur Yannick Folla : « Les gens qui visitent l’exposition seuls nous disent : « Oh, c’est mignon », ou bien « Ça me ferait un beau wallpaper sur mon ordinateur ». Mais dès qu’on leur explique un peu ce qu’est réellement l’art crypto et l’histoire derrière les œuvres que nous présentons, ils comprennent immédiatement à quel point il est intéressant. »

Yannick Folla n’est d’ailleurs pas le seul à le penser, puisque l’art crypto, même s’il est encore méconnu de monsieur et madame tout le monde, connaît un succès exponentiel depuis quelques temps. Une œuvre NFT de l’artiste Beeple, rassemblant une mosaïque de 5000 créations numériques quotidiennes réalisées pendant 15 ans, a notamment été vendue par Christie’s plus de 69 millions de dollars américains (oui, oui!).


Partie de l’œuvre de l’œuvre Everydays : the first 5000 days de l’artiste Beeple

L’art NFT, c’est quoi au juste ?

Comme nous l’avons expliqué dans un autre article, les NFT, ou jetons non-fongibles en français, sont les cryptomonnaies de l’heure. Elles servent à obtenir ou à céder un actif numérique par une vente via la technologie des chaînes de blocs (blockchains).  Le propriétaire d’un objet numérique sous forme de NFT obtient alors une chaîne de blocs sécurisée correspondant à cet actif numérique spécifique. 

« Un NFT est unique, comme peut l’être une œuvre d’art. Il n’y a qu’une Joconde, et c’est la blockchain qui permet de certifier le caractère unique d’un NFT », précise Yannick Folla.

L’art est de plus en plus florissant sur le marché des NFT, avec une valeur de plus de 650 millions de dollars selon le site Web Cryptoart. Pourquoi gagne-t-il autant en popularité ?

Selon le galeriste, qui a quitté un très bon poste de gestionnaire en capital de risques en 2017 pour se spécialiser dans les NFT, « L’art crypto est comme toutes les autres formes d’art, à ceci près qu’il repose sur un système qui permet de vérifier la propriété et la rareté de la pièce avec l’utilisation de la technologie blockchain. Les gens s’en méfient, car ils pensent qu’il n’est pas tangible comme un tableau, par exemple. Mais il l’est en fait, puisque quand on achète une œuvre crypto, on en détient l’exclusivité et on peut la revendre. »

L’art crypto est aussi intéressant pour la multiplicité de possibilités physiques qu’il offre. « On peut le présenter sur des écrans, en réalité virtuelle, en réalité augmentée, sur un ordinateur et même sur son cellulaire. Il a donc beaucoup plus de flexibilité qu’une toile », indique Yannick Folla.

La forme des œuvres NFT est également diverse. On y retrouve des images fixes, des collages, des animations, des modèles 3D, d’autres en réalité augmentée, des bandes sonores, de l’art vidéo ou pixel, etc. Il n’y a pas de limite à l’imagination associée aux technologies!


3 œuvres de l’exposition Solstice, actuellement présentée à la galerie OX Society
Crédit @Patricia Brochu

Artistes et collectionneurs NFT

Les artistes évoluant dans l’art digital proviennent d’un peu tous les secteurs. Il peut s’agir de professionnels de l’industrie du cinéma, des jeux vidéo, de la photographie ou du design graphique, tout autant que de créateurs au sens strict du terme. « Et Montréal dispose d’une grande concentration de professionnels dans ces domaines, ce qui nous motive encore plus », ajoute le galeriste.

Pour l’instant, les artistes NFT sont plus nombreux que les collectionneurs potentiels sur le marché. « C’est notre mission, d’ouvrir les yeux de ces amateurs d’art et du grand public en général, de les intéresser à l’environnement des cryptomonnaies », précise Yannick Folla.

Un univers dans lequel beaucoup d’entre nous hésitons à nous aventurer, mais qui n’est semble-t-il pas si complexe ou si hasardeux qu’on le pense. Pour bien comprendre comment il fonctionne et comment investir, les promoteurs de la galerie OX Society ont d’ailleurs réalisé une série de petits guides virtuels à destination des artistes comme des potentiels collectionneurs.

Il ne faut pas croire non plus qu’acheter de l’art NFT est inabordable ou réservé à une élite de notre société. « Même les plateformes les plus exclusives, avec un catalogue d’artistes connus, proposent des œuvres de moins de 500 dollars, spécifie Yannick Folla. Quant aux artistes qui débutent dans cet univers ou ne disposent pas de curation, on peut acquérir leurs œuvres pour une cinquantaine de dollars. »


Image tirée de l’animation Rendez-vous, de Raphaël Lacoste, exposition Solstice de la galerie OX Society

Une première exposition NFT et des projets plein la tête

La galerie 0X Society, accessible gratuitement à tous, propose cet été une première exposition sur le thème du solstice, en collaboration avec la plateforme de vente d’art NFT SuperRare.

Les 12 œuvres présentées, créées en exclusivité par 12 artistes, mettent en lumière le travail d’Annibale Siconolfi, Josh Pierce, Smeccea, Clément Morin, Cath Simard, Raphael Lacoste, Melissa Mathieson, Sean Mundy, Blake Kathryn, Daniel Taylor, parrott_ism et Kristian Levin.

Quatre de ces créateurs ne vous sont peut-être pas étrangers. Catherine Simard est en effet une photographe québécoise qui réside en Colombie-Britannique. Melissa Mathieson est d’origine américaine, mais vit à Montréal. Et Raphaël Lacoste n’est ni plus ni moins que l’ancien directeur artistique des jeux Assassin’s Creed et Prince of Persia, chez Ubisoft.

Les autres œuvres NFT présentées ont toutes une signature visuelle intéressante à découvrir, allant de la bucolique animation Summer Roll de Clément Morin, au miroitant motion design Sunset Lover de Smeccea. À découvrir donc directement à la galerie ou en ligne sur son interface virtuelle basée sur Spatial.io. Les œuvres exposées peuvent également être acquise sur la plateforme SuperRare.

Yannick Folla et son associée Bianca Lessard travaillent déjà à l’élaboration d’une seconde exposition cette fois-ci 100% canadienne, en plus de planifier des conférences et des ateliers. Ils comptent aussi, d’ici un certain temps, faire vivre cet espace grâce à la philanthropie et à des événements corporatifs. Bref, ils ont des projets plein la tête. Et nous sommes assez sûrs qu’ils parviendront à les réaliser, car ils nous ont vraiment séduits !

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