Comment faire sa marque dans un domaine ultra compétitif ?

Comment faire sa marque dans un domaine ultra compétitif ?

Alexandrine

Les conseils d’une jeune artiste conceptuelle chez Behavior Interactive…

Pour faire sa marque dans un métier fortement compétitif, Alexandrine Simard a dû faire preuve de ténacité, et ses efforts ont finalement porté fruit. Elle est aujourd’hui artiste conceptuelle chez Behaviour Interactive, le plus grand studio indépendant de jeux vidéo au Canada.

Quel parcours vous a mené jusqu’ici ?

J’ai fait une technique d’animation 3D au Cégep Limoilou à Québec. Ça m’a pris deux ans avant de me trouver un emploi. Entre temps, j’ai fait un stage de trois mois chez 3Mind Games, puis je suis allée étudier à Montréal pendant trois mois dans une école d’art conceptuel, Syn Studio Art School.

Je suis ensuite revenue à Québec et j’ai obtenu un emploi chez Frima Studio comme artiste 2D. Ça a fonctionné pendant six mois, jusqu’à temps qu’il y ait une mise à pied temporaire à cause d’un manque de travail. Ça arrive souvent dans le domaine du jeu vidéo. Tu ne sais jamais ce qui va arriver. Puis, je me suis trouvé un emploi chez Behaviour Interactive, où je travaille depuis un an.

Comment expliquez-vous qu’il ait été difficile de vous trouver un emploi en sortant de l’école ?

Dans le travail que je fais, c’est hyper compétitif. C’est très difficile de se trouver un emploi en début de carrière. Un artiste conceptuel, souvent, dans un projet, il y en a juste un, contrairement à d’autres types d’emplois où il va y en avoir quatre ou cinq dans un même projet. Il faut que tu te démarques.

Et qu’est-ce qui fait que vous avez finalement pu vous démarquer ?

Je pense que j’ai eu de la chance, il y a toujours un peu de ça. Chaque fois que j’ai présenté mon portfolio, il y avait exactement ce qu’il fallait dedans, en fonction des besoins des compagnies. Par exemple, chez Frima, c’était des portraits très réalistes, et chez Behaviour Interactive c’était plus du cartoon. C’est vraiment ça qui m’a aidée, et aussi le fait qu’ils avaient des besoins urgents.

Votre travail actuel n’est pas directement lié à vos études en animation 3D. Qu’est-ce que ça vous a demandé comme travail pour vous adapter?

Il y a plusieurs choses que j’ai dû apprendre par moi-même. J’ai regardé des tutoriels sur Youtube pour apprendre des nouvelles techniques. J’ai regardé, par exemple, comment un artiste de renom travaille et j’ai essayé de m’en inspirer en amenant ça dans mon style. Ça m’a aussi aidée d’aller à la Syn Studio Art School parce que ce sont des gens de l’industrie qui font le même travail que moi qui donnent les cours. Après leur journée de travail, ils viennent enseigner.

Du moment que vous avez un talent en dessin, quelles habiletés devez-vous travailler pour faire un métier comme celui-là ?

Il faut que tu perfectionnes ta vitesse. Les studios vont aimer quelqu’un qui va travailler bien et vite. Il faut aussi travailler sa créativité, la façon de rechercher, monter ses documents. Tu ne peux pas te contenter d’être bon en dessin.

Puis, il faut travailler sur son ego. Il faut apprendre que ce n’est pas nécessairement ton idée qui est la meilleure et qu’il faut suivre l’idée du client, même si ce n’est pas du tout ce que tu avais en tête au départ.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui sort de l’école ?

Il y a souvent des soirées portfolios que les entreprises organisent et où on peut faire du réseautage. Ce n’est pas toujours plaisant le réseautage, mais c’est vraiment pratique. Les entreprises n’auront pas juste un CV par la poste. C’est la meilleure façon de se faire des contacts. Il faut aussi être capable de se vendre, même si ce n’est pas très agréable à faire pour certains.

De quoi êtes-vous particulièrement fière dans votre parcours professionnel ?

Le fait de m’être relevée et de ne pas avoir lâché. Ça a été difficile quand j’ai perdu mon emploi à Québec. Et ça m’a quand même pris deux ans avant de trouver mon premier vrai emploi dans le domaine. Je suis fière d’avoir persévéré. J’étais sur le bord de lâcher à un certain moment. Mais j’ai réussi. Une fois que tu as un pied dans une entreprise, ça devient beaucoup plus facile pour la suite.

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